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L’exploration des Pays d’en haut |
La prise de possession officielle du Pays d'en haut En 1670, l'intendant Jean Talon confie à Simon-François Daumont de Saint-Lusson une mission d'envergure. Il doit se rendre au Sault-Sainte-Marie, y enquêter sur les mines qui pourraient être exploitées dans la région, mais surtout y réunir des représentants du plus grand nombre de nations autochtones possibles et prendre officiellement possession de l'immense territoire s'étendant des mers du Nord (baie d'Hudson) et de l'Ouest à la mer du Sud (golfe du Mexique). Les Pays d'en haut deviennent une immense entité englobant autant les territoires découverts que les territoires à découvrir, au centre duquel on retrouve la région des Grands Lacs. En juin 1671, la prise de possession donne lieu à une cérémonie d'une ampleur sans précédent dans cette vaste région encore quasi inexplorée. Elle réunit des représentants de quatorze nations autochtones et de nombreux Français, dont l'interprète Nicolas Perrot, les pères jésuites de la mission de Sault-Sainte-Marie, et Louis Jolliet, l'explorateur qui se verra bientôt confier l'exploration du Mississipi. On y lit un procès-verbal, texte officiel que Nicolas Perrot traduit pour les Autochtones. Ceux-ci reconnaissent l'autorité du roi de France, Louis XIV, et reçoivent en échange la promesse de sa protection. L'événement est d'autant profitable au grand souverain qu'il ne lui a rien coûté. Comme dans la plupart des voyages d'exploration, les principaux intéressés ont dû financer leur expédition à partir de la traite des fourrures. |
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