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L’exploration des Pays d’en haut |
La recherche de la mer de l'Ouest Les explorations effectuées au XVIIe siècle en direction sud, par Robert Cavelier de La Salle et Pierre Le Moyne d'Iberville, avait permis d'établir que le Mississipi conduisait au golfe du Mexique et non à la mer de l'Ouest. Au Nord-Ouest du lac Supérieur, la présence française est renforcée dans les années 1680 par les activités de traite et de diplomatie autochtone de Daniel Greysolon Dulhut dans les régions du lac Nipigon et de Kaministiquia (Thunder Bay). Le lac à la Pluie est atteint en 1688 par le voyageur Jacques de Noyon. Au début du XVIIIe siècle, on se rapproche des Rocheuses par d'autres expéditions menées vers le Centre-Ouest du continent, à l'Ouest du Mississipi. En 1713, le traité d'Utrecht fait perdre à la France les postes de la baie d'Hudson. Mais la métropole française ne renonce pas pour autant à son ambition de contrôler le commerce des fourrures sur les vastes territoires du Nord-Ouest. Pour compenser la perte des forts de la baie d'Hudson, le gouverneur Philippe de Rigaud de Vaudreuil et l'intendant Michel Bégon de la Picardière exposent la nécessité de mettre en place des postes français à l'Ouest du lac Supérieur. Leurs arguments illustrent bien les motivations qui poussent à la découverte de la mer de l'Ouest : on pense toujours pouvoir établir une liaison entre l'Asie et l'Europe par le réseau de lacs et de rivières qui communique avec le Saint-Laurent. La Cour de France accepte la proposition du gouverneur et de l'intendant, ce qui donne le coup d'envoi à la grande aventure de l'Ouest où se sont illustrés les membres de la famille La Vérendrye. |
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