Un témoignage sur la paroisse Sainte-Croix de Lafontaine
Le père Henri Brunet, curé de Sainte-Croix de Lafontaine de 1915 à 1936, a laissé à la postérité un manuscrit original, qui témoigne de l'évolution de cette petite communauté francophone jusqu'en 1936. Né en France en 1878, le père Brunet a été curé à Penetanguishene, de 1908 à 1915, avant d'exercer son ministère à Sainte-Croix de Lafontaine. Son témoignage se présente d'abord comme un recueil de notes historiques sur cette petite communauté agricole, presqu'exclusivement francophone et catholique, pour la période allant de 1615 à 1915, mais surtout pour les années 1837 à 1915. Le père Henri Brunet nous livre ensuite ses mémoires, relatant les faits ayant marqué ses premières années comme curé de Sainte-Croix de Lafontaine (1915-1923). Finalement, son récit prend la forme d'un journal rapportant, année
après année, de 1924 à 1936, la vie de cette communauté.
Dans ce témoignage, intitulé « Notes historiques sur la paroisse Sainte-Croix de Lafontaine », le père Brunet s'aventure bien au-delà de l'événement. Dans une langue vivante, il fait part de ses observations sur les coutumes, les attitudes, les prises de position et les traits marquants de la communauté dont il est le chef spirituel. La paroisse Sainte-Croix de Lafontaine, qui abrite les lieux des premières manifestations de la foi chrétienne en sol ontarien, se glorifie de ce passé remontant au Régime français. C'est en effet à Caragouha, en 1615, qu'a été chantée la première messe en sol ontarien par le père Joseph Le Caron, en présence de Samuel de Champlain. Trois cents ans plus tard, la survivance de ce « petit Québec d'Ontario », encore français et catholique, est source de fierté. Les références à l'histoire de la communauté constituent le point d'ancrage de l'ensemble du témoignage. Le passé s'y conjugue au présent pour composer une identité formée des trois éléments inséparables que sont la religion, la « race » et la langue.
Les mémoires
Le journal
