Drapeaux canadien-français et franco-ontarien    
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  LA PRÉSENCE FRANÇAISE EN ONTARIO : 1610, PASSEPORT POUR 2010  
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OCCUPATION DU TERRITOIRE

Les lieux d’établissement

   Le Sud

      La ville de Toronto

 

 

Un milieu britannique et protestant

À part quelques commerçants de fourrures qui continuent d'ouvrer dans la région après la Conquête, aucun peuplement francophone permanent ne subsiste sur le site de l'actuelle ville de Toronto après la chute du Régime français. L'arrivée massive de loyalistes après 1784 donne naissance à York (la ville reprend le nom de Toronto en 1834) qui s'affirme comme pôle économique de premier ordre dans le Haut-Canada en pleine expansion. Du début du XIXe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle, la population de Toronto, à grande prédominance britannique et protestante, est hostile à la culture catholique et française. Toronto attire peu les francophones. De 467 en 1851, le nombre de francophones passe à 2 526 en 1901. En 1941, il s'élève à 15 135 et représente 2,3 % de la population de la ville de Toronto qui est de 667 457 habitants.

Les francophones qui viennent s'établir à Toronto le font pour des raisons économiques, pour trouver du travail. La majorité des francophones se situent au bas de l'échelle sociale et ne reçoivent que de modestes salaires. La dispersion des francophones dans la ville de Toronto, ou l'absence de véritable quartier francophone, ajoutée à la diversité de leurs origines géographiques (Québec, Acadie, Ontario, provinces de l'Ouest, États-Unis, Europe francophone) contribuent à les isoler les uns des autres. Une certaine proportion des francophones se regroupent néanmoins au centre-ville et c'est là qu'on fonde en 1887 la paroisse Sacré-Coeur, catholique et française. Quelques années plus tard on y ajoute l'école bilingue du Sacré-Coeur. La situation de la paroisse est particulière puisque les paroissiens résident aux quatre coins de la ville. Bien qu'un bon nombre de francophones, se considérant trop éloignés de l'église française, choisissent de fréquenter une paroisse catholique anglaise, la paroisse du Sacré-Coeur reste le noyau de la vie française à Toronto. Difficile sans doute, dans une ville où le taux d'assimilation des francophones est très fort, la vie française à Toronto se déroule principalement autour du clocher de l'église jusqu'aux années 1960. Mais à côté de l'église et de l'école, piliers de la société francophone à Toronto comme partout en terre ontarienne, l'Alliance française (fondée en 1902), La Survivance canadienne-française de Toronto (fondée en 1940, dissoute en 1987), des clubs sociaux dont le Club Richelieu (fondé en 1953), et divers autres regroupements ou associations s'efforcent d'animer une vie française à Toronto.

La ville de Toronto

 
   
                 
       
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Dernières modifications : 2003.11.01

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Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2003