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Les années 1960 représentent un point tournant pour la francophonie de Toronto. À la faveur du réveil national canadien-français et de la transformation du paysage socio-politique canadien, une fierté nouvelle est apparue au sein de la francophonie torontoise. Le français apparaît maintenant comme un atout sur le marché du travail et une richesse culturelle. La ville devient de plus en plus cosmopolite et le caractère autrefois prédominant de la culture protestante et britannique s'estompe. La communauté francophone s'agrandit et les nouveaux venus, qui sont surtout de souche québécoise, appartiennent en général à la classe moyenne aisée (fonctionnaires, employés de bureau, professions liées à l'enseignement, etc.). C'est dans ce contexte qu'il faut situer la fondation d'une deuxième paroisse française en 1966, celle de Saint-Louis-de-France dans le nord-est de la ville. À la première école française du Sacré-Coeur se sont ajoutées plusieurs autres écoles primaires dans les années 1960 et 1970, puis des écoles secondaires, dont l'école Étienne Brûlé (1969). La francophonie torontoise entre aussi en ébullition culturelle, comme en témoigne la fondation du théâtre du P'tit Bonheur et celle du centre culturel La Chasse-Galerie en 1968. La Chasse-Galerie doit fermer ses portes en 1980, faute de moyens financiers suffisants, mais d'autres organisations prennent la relève. La radio et la télévision française sont aussi devenues réalité à Toronto. Les jeunes Franco-Torontois ne sont pas en reste et lancent le « Frog Power », transformant l'étiquette péjorative qui leur est souvent accolée en symbole de fierté et signe de ralliement. |
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