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L'aventure agricole tentée dans le Nord de l'Ontario à l'époque de la colonisation de cette région dans la première moitié du XXe siècle en aura déçu plusieurs. La découverte d'une vaste plaine argileuse s'étendant sur le Témiscamingue québécois et ontarien avait pourtant fait naître de grands espoirs, surtout chez les élites canadiennes-françaises rêvant d'une reconquête du pays par la colonisation. Les colons qui se sont établis au Nord du chemin de fer du Canadien Pacifique, le long du chemin de fer du Canadien National, à la hauteur de Cochrane, Kapuskasing et Hearst se sont retrouvés sur des terres beaucoup moins productives qu'ils l'avaient imaginé. La saison estivale trop courte, l'éloignement des grands marchés urbains et les coûts de transport élevés qui en découlent sont des obstacles importants pour l'agriculture du Nord-Est ontarien (comtés de Cochrane, Nipissing, Sudbury et Timiskaming). Les revenus sont trop faibles et de nombreuses familles rurales doivent recourir à d'autres sources de revenus pour survivre. Pour un temps, trouvant des débouchés dans les nombreux marchés situés à proximité (mines, chantiers, centres de services), les agriculteurs arrivent à survivre. Plusieurs gagnent les chantiers l'hiver. Réunis par exemple au sein de coopératives d'exploitation forestière, les colons coupent le bois qui se trouve sur leurs terres pour le vendre aux usines de pâtes et papiers. Le revenu qu'ils en retirent sert au fonctionnement de leur exploitation agricole l'été suivant. D'autres trouvent du travail dans les scieries ou dans l'industrie minière. L'agriculture s'exerce en complémentarité avec l'industrie forestière et l'industrie minière. À long terme cependant, une bonne partie de la population rurale choisit de tourner le dos à l'agriculture pour vivre uniquement de ces autres activités économiques. Par ailleurs, nombreux sont ceux qui quittent la région. À partir des années 1930, le Nord à peine colonisé, fait déjà face à la dépopulation rurale. De 1931 à 1981, le nombre de fermes dans le Nord de l'Ontario passe de 16 757 à 3 715 et la superficie des terres en production de 2 773 638 âcres à 1 216 981 âcres. Ceux qui persévèrent en agriculture choisissent une spécialisation : l'industrie laitière, l'aviculture, l'élevage. |
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