Drapeaux canadien-français et franco-ontarien    
Accueil
Plan du Site
   
  LA PRÉSENCE FRANÇAISE EN ONTARIO : 1610, PASSEPORT POUR 2010  
  Montage de photos  
                 

 

OCCUPATION DU TERRITOIRE

L'habitat et la vie quotidienne

   La vie à la ferme

      La vie des colons dans le Nord

 

 

Des maisons de colons

Certains maîtrisent des techniques de construction qui leur permettent de bâtir des maisons en bois équarri, à queue d'aronde (les pièces de bois équarri sont taillées aux extrémités et les bouts sont insérés l'un dans l'autre pour former les coins). Mais la majorité des colons se contentent d'un petit camp en bois rond, ou en simples planches. On y est à l'étroit. Le ministère des Terres et Forêts de l'Ontario proposait aux colons un plan et une liste de matériaux à utiliser pour la construction de leur première maison. Le plan prévoit une cuisine d'un côté et deux petites chambres de l'autre. L'intérieur des maisons de colons se limitait souvent à cet espace. Un poêle prend place sur le mur entre la cuisine et les chambres. En guise de toilette, il faut souvent se contenter de « bécosses » (backhouses) à l'extérieur. Un appentis (remise) complète l'ensemble. Dans la maison, quelques petites fenêtres laissent entrer la lumière, le plafond est bas et le toit presque plat, les murs sont recouverts de papier noir. Dehors, il n'y a d'abord que la forêt, puis de la terre, de la roche et des souches : c'est le terrain de jeu des enfants. La vie quotidienne contraste fortement avec celle que connaissaient les familles avant de s'installer en région de colonisation. Le contraste est particulièrement difficile à accepter pour les femmes, qui sont responsables de l'entretien de la famille. Jusqu'aux années 1940, la majorité des colons quittent des maisons bien aménagées pour se retrouver dans des cabanes ou camps en bois rond dépourvus de téléphone, d'électricité, d'eau courante, d'eau chaude et de toilette avec chasse d'eau. Et que dire des familles frappées par les grands incendies, qui sont nombreux dans le Nord de l'Ontario, comme celui qui ravage Val Gagné en 1916. Ces familles, ayant peut-être perdu plusieurs des leurs dans la catastrophe, se retrouvent dans l'obligation de tout repartir à zéro, encore une fois. Malgré toutes les difficultés, graduellement, les familles accumulent les ressources nécessaires à la construction d'une deuxième maison, plus grande et plus confortable que la première. L'électrification des campagnes et des camps de bûcherons réalisée dans les années 1950 améliore les conditions de vie.

La vie des colons dans le Nord

 
   
                 
       
Fiches pédagogiques / Bibliographie
     
                 
     
Logo Crccf
   

 

     

Commentaires ou questions ? crccf@uottawa.ca
Dernières modifications : 2003.11.01

© Université d'Ottawa.
Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2003