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La littérature de jeunesse apparaît au Canada français au XVIIIe siècle. Elle est alors constituée de publications destinées à l'enseignement, dont le contenu est teinté de moralité chrétienne. Au XIXe siècle, les jeunes ont accès à des livres qui ne sont pas spécifiquement écrits pour eux, exception faite d'ouvrages qui proviennent de la France, forts dispendieux, et qui ne sont donc accessibles qu'aux enfants de familles aisées. C'est au début du XXe siècle qu'on commence à écrire en ciblant spécifiquement le jeune public. Au début du XXe siècle, on publie quelques livres destinés aux jeunes, dont Contes et Légendes (dédiés aux enfants) de l'auteure Emma Adèle Lacerte (1870-1935), pionnière de la littérature franco-ontarienne. Cependant, on situe plutôt les débuts de la littérature de jeunesse au Canada français en 1920, année où paraît le premier numéro de la revue L'Oiseau bleu. Marie-Rose Turcot (1887-1977), auteure franco-ontarienne, figure parmi les collaborateurs de cette revue. Elle y publie de nombreux contes. D'autres auteurs écrivent des textes pour les jeunes : Claude Aubry (1914-1984), Le Loup de Noël (1962) et Agouhanna, le petit Indien qui était peureux (1974); Régine Delabit, Les Seigneurs du désert (1987); Jocelyne Villeneuve, Nanna Bijou, le géant endormi (1981) et Le Geai bleu et le papillon (1992). En 1992, Germain Lemieux fait paraître une bande dessinée intitulée Ti-Jean fin voleur, illustrée par l'artiste Luc Robert et inspirée des contes franco-ontariens. Depuis 1973, la fondation de nouvelles maisons d'édition franco-ontariennes favorise le développement du marché de la littérature jeunesse. Les maisons d'édition Prise de Parole, Vermillon et le Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques (CFORP) créent des collections destinées aux jeunes. Depuis 1990, il existe même une maison d'édition, Pierre de Lune, qui se consacre spécifiquement à la littérature de jeunesse. | |||||||
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