Drapeaux canadien-français et franco-ontarien    
Accueil
Plan du Site
   
  LA PRÉSENCE FRANÇAISE EN ONTARIO : 1610, PASSEPORT POUR 2010  
  Montage de photos  
                 

 

LA VIE CULTURELLE

Les canaux de diffusion

   La presse écrite

      La presse et la résistance au
   
   Règlement XVII (1912-1927)

      

 

 

 

Le Droit et le mouvement
nationaliste canadien-français

Un journal farouchement patriote comme Le Droit inspire facilement la sympathie du mouvement nationaliste canadien-français dans son ensemble. Au début du XXe siècle et jusqu'à la Révolution tranquille des années 1960 au Québec, on considère la nation canadienne-française comme une communauté de langue, de culture, d'histoire et de foi, sans égard à l'origine territoriale ou provinciale de ses membres. Les nombreuses crises linguistiques et religieuses qu'ont connues les minorités franco-catholiques partout au Canada depuis la Confédération de 1867 ont systématiquement mobilisé les milieux nationalistes du Québec. Au Nouveau-Brunswick en 1870, à l'Île-du-Prince-Edouard en 1877, au Manitoba en 1890 et, en 1905, dans les nouvelles provinces de la Saskatchewan et de l'Alberta, c'est sur les écoles séparées (c'est-à-dire catholiques) qu'on s'est acharné. En Ontario, cependant, ce sont les écoles « bilingues » (c'est-à-dire françaises) que le Règlement XVII, dès 1912, frappe d'interdiction. Le conflit scolaire poussera les milieux nationalistes de tout le Canada français à manifester leur solidarité envers leurs « frères » franco-ontariens.

Le Droit bénéficie largement de cette vague de sympathie qui déferle sur les Franco-Ontariens. Ses appuis, parfois, lui proviennent des plus hautes sphères de l'Église catholique. Par exemple, le cardinal et archevêque de Québec, Louis-Nazaire Bégin, permettra au père Charlebois de faire des levées de fond pour le journal à l'extérieur du diocèse d'Ottawa. Au Québec, le quotidien franco-ontarien obtient également l'appui du directeur-fondateur du Devoir, Henri Bourassa, du directeur de L'Action française, l'abbé Lionel Groulx, du président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Olivar Asselin, et de l'illustre théologien de Québec, Mgr Louis-Adolphe Pâquet. Bien entendu, les partisans franco-ontariens du journal ne se comptent plus. Mgr Joseph Hallé, à Hearst, dans le Nord de l'Ontario, est de ceux qui ne lui ménagent pas leurs félicitations. Les Franco-Manitobains ne voudront pas être en reste, eux non plus : l'archevêque de Saint-Boniface, Arthur Béliveau, n'hésite pas à expédier aux rédacteurs du Droit plusieurs mots d'encouragement.

La presse et la résistance au Réglement XVII(1912-1927)

 

   
                 
       
Fiches pédagogiques / Bibliographie
     
                 
     
Logo Crccf
   

 

     

Commentaires ou questions ? crccf@uottawa.ca
Dernières modifications : 2002.05.29

© Université d'Ottawa.
Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2002