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LA
VIE CULTURELLE
Les
canaux de diffusion
La
presse écrite
Depuis
1927
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Le
Droit, les Franco-Ontariens et le
Québec
Pendant plusieurs
décennies, Le Droit demeure fidèle à la
mission de journal catholique et canadien-français qu'il s'est
donnée au moment de sa fondation. Les années 1960, cependant,
entraîneront des bouleversements idéologiques qui le conduiront
à effectuer de nombreuses remises en question. Au Québec,
les réformes de la Révolution tranquille, que déclenche
l'élection, en 1960, des Libéraux provinciaux
de Jean Lesage, poussent le mouvement
nationaliste à abandonner la vieille conception de la nation
canadienne-française, que supplante l'idée de la nation
québécoise. Les minorités françaises
des autres provinces se sentent exclues, parfois même trahies
par cette redéfinition du discours nationaliste. Vers la fin
de la décennie, Le Droit se fait l'interprète du
désenchantement d'un grand nombre de Franco-Ontariens qui vivent
difficilement cette rupture avec le Québec. Le nouveau contexte
politique rend parfois délicate la situation du Droit,
dont les lecteurs se situent de part et d'autre de la rivière
des Outaouais.
Depuis, Le Droit
continue de défendre les droits des Franco-Ontariens en matière
scolaire, linguistique et culturelle, mais on ne peut
plus le considérer comme un journal d'envergure provinciale.
Durant les années 1960, il ferme ses bureaux
de North Bay, de Sturgeon Falls
et de Sudbury et cesse de publier son édition du Nord pour se
consacrer presque entièrement à la région de la
capitale fédérale et de l'Outaouais québécois.
En 1983, le Syndicat d'Oeuvres sociales, que contrôlent toujours
les Oblats, décide de céder le journal à l'entreprise
montréalaise Unimédia. Quatre ans plus tard, la multinationale
Hollinger, que dirige le magnat de la presse canadienne Conrad Black,
s'en porte acquéreur.

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