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LA
VIE CULTURELLE
Les
canaux de diffusion
La
presse écrite
La
presse et les jeunes
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Les
journaux étudiants
Historiquement,
en Ontario français, les principales maisons d'enseignement supérieur
ont été établies dans le Nord et dans l'Est. En
1913, les Jésuites fondent à Sudbury le Collège
du Sacré-Coeur, institution qui offre aux jeunes garçons
du Nord une formation classique jusqu'à sa fermeture en 1967,
alors que le gouvernement provincial prend en main le secteur de l'éducation.
Sous l'oeil vigilant de leurs maîtres, les étudiants
se donnent un bulletin intitulé Le
Gaillard dont on sait malheureusement fort peu de chose.
Cette publication est l'organe local de l'Association catholique de
la jeunesse canadienne (ACJC), regroupement fondé au début
du siècle au Québec par les abbés Lionel Groulx
de Valleyfield et Émile Chartier de Saint-Hyacinthe.
En 1960, le gouvernement
ontarien crée à Sudbury l'Université Laurentienne.
À l'image de l'institution qui l'abrite, la première publication
étudiante, Lambda/Le Lambda, est bilingue. Toutefois,
la section française du journal se sépare en 1965. Le
Lambda disparaît en 1971, mais aura de nombreux successeurs,
dont Réaction, Le Calumet et Le
Hublot. Depuis 1987, les étudiants franco-ontariens de l'Université
Laurentienne lisent et écrivent dans L'Orignal
déchaîné.
En 1932, les étudiants
de l'Université d'Ottawa se donnent également un journal,
La Rotonde. Surveillée
de près par les pères oblats, au point d'en être
parfois sévèrement critiquée, La Rotonde
obtient une plus large autonomie éditoriale lorsque l'université
se dépouille de son caractère confessionnel en 1965. Au
début des années 1980, certains étudiants de l'Université
d'Ottawa, insatisfaits de la politique éditoriale de La Rotonde,
fondent un autre journal, Le Défi, qui ne survivra que
quelques années.

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