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Pratiquer
le journalisme en Les
femmes et le journalisme
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Les dernières années du CFJO En 1986, le Cercle des femmes journalistes de l'Outaouais (CFJO) célèbre son vingt-cinquième anniversaire. Ses jours sont pourtant comptés. Au même moment, il entreprend une longue réflexion qui aboutira, en 1993, à sa dissolution, après que le nombre total de ses membres sera tombé à 16 et que le Cercle des femmes journalistes de Montréal aura également fermé boutique. Depuis la fondation du CFJO en 1961, le contexte a beaucoup changé. Pourquoi maintenir une association de femmes journalistes, alors que les conditions de travail de ces dernières se sont beaucoup améliorées au fil des années? L'appellation « Cercle des femmes journalistes de l'Outaouais » porte-elle à confusion en donnant la fausse impression que les activités du CFJO se limitent au Québec? Voilà quelques-unes de questions que se posent les membres du Cercle dès 1986. Si l'association est vouée à disparaître, elle ne chômera pas durant ses dernières années d'existence. En mars 1991, par exemple, elle rédige un mémoire pour critiquer le discours misérabiliste du mouvement nationaliste québécois quant aux chances de survie et d'épanouissement des minorités françaises. Le mois précédent, devant la Commission Bélanger-Campeau sur l'avenir constitutionnel du Québec, l'écrivain québécois Yves Beauchemin traitait les minorités de « cadavres encore chauds ». Dans son mémoire, le CFJO, réagissant à ces propos, prend fait et cause pour les minorités. En même temps, il critique les méthodes de calcul de Statistique Canada, qui auraient tendance à réduire de manière artificielle le nombre d'Acadiens et de Canadiens français vivant en situation minoritaire. |
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