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La
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La paroisse Saint-Louis-de-France, Toronto À la fin des années 1960, un autre groupe de francophones veut fonder une nouvelle paroisse à Toronto. Contrairement à la démarche entreprise par le Comité des Canadiens français de Toronto-Ouest dans les années 1950 pour l'implantation d'une seconde paroisse canadienne-française à Toronto, cette nouvelle initiative est couronnée de succès très rapidement. En avril 1967, Gaston Beaulieu, résidant du secteur aisé de Don Mills à Toronto, constate que plusieurs familles francophones de son quartier ne fréquentent pas la paroisse Sacré-Coeur. En effet, certaines préfèrent se rendre dans des paroisses anglophones situées plus près de leurs demeures alors que d'autres ne veulent tout simplement pas fréquenter l'Église Sacré-Coeur pour des raisons sociales. Beaulieu forme un groupe afin de sonder la population sur la possibilité de fonder une nouvelle paroisse. Lorsque le groupe s'aperçoit qu'une nouvelle paroisse serait viable, il en fait la requête à Mgr Philip Pocock, archevêque de Toronto. Ce dernier refuse sous prétexte qu'il n'y a pas de prêtre disponible pour s'occuper d'une nouvelle paroisse. Beaulieu contacte aussitôt le père Benoît Jobin, ancien curé de la paroisse Sacré-Coeur, pour lui demander s'il accepterait la cure d'une nouvelle paroisse. Dès que le père Jobin accepte la proposition, Beaulieu retourne rencontrer à nouveau Mgr Pocock. Cette fois, l'archevêque autorise la création de la paroisse Saint-Louis-de-France, seconde paroisse française à Toronto. Au mois de mai 1967, la première messe de la paroisse Saint-Louis-de-France est célébrée dans le gymnase de l'école primaire bilingue Sainte-Madeleine. Pendant les deux années suivantes, les célébrations religieuses se déroulent à l'église United Church. Puis, l'archevêché achète une synagogue à Don Mills qui devient l'église de la paroisse Saint-Louis-de-France. Cette église est bénie le 18 octobre 1970. |
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