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Le rôle communautaire de la paroisse Fonctions sociales et culturelles La
paroisse à la base de
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Aux premières années du mouvement, les jeunes Canadiens français qui désirent gagner les rangs des scouts sont intégrés à des groupes anglophones et neutres, c'est à dire sans aucune affiliation religieuse, où on leur fait une place. L'Église catholique du Canada français se méfie du scoutisme, mouvement d'origine britannique et d'inspiration militaire. On craint qu'il constitue une menace pour la religion catholique et la langue française, fondements de la société canadienne-française. Des tentatives sont faites pour intéresser les autorités canadiennes-françaises au scoutisme dès 1911. En 1914, Sir François Langelier, le lieutenant-gouverneur du Québec, se prononce publiquement en faveur du scoutisme, ce qui provoque un tollé de protestations et déclenche une attaque en règle du mouvement par deux journaux canadiens-français catholiques de Québec : La Vérité et l'Action sociale. Le débat se poursuit et ralentit l'implantation du scoutisme en milieu canadien-français. On continue cependant d'intégrer les enfants francophones dans des unités anglophones. Le mouvement accepte aussi, comme il l'avait fait pour l'Angleterre, que des unités soient entièrement formées de catholiques avec leur aumônier. C'est dans ce cadre que la première troupe scoute catholique et francophone est mise sur pied en 1918, dans la paroisse Notre-Dame à Ottawa, par le vicaire de la paroisse, l'abbé Joseph Hébert, et des militaires canadiens-français. Cette initiative relance le débat et dix autres années passent avant que d'autres paroisses d'Ottawa ne forment une troupe scoute : Sacré-Coeur en 1929, Saint-Dominique en 1930, Saint-Charles en 1932 et Notre-Dame-de-Lourdes en 1933. | |||||||
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