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Le système scolaire franco-ontarien La consolidation du système |
Les inspecteurs d'école et les professeurs d'école normale À partir de 1927, les inspecteurs d'école franco-ontariens et les professeurs d'école normale jouent un rôle déterminant dans l'évolution du système scolaire franco-ontarien. Les inspecteurs d'écoles franco-ontariens ont la difficile mission d'organiser les classes et les écoles fréquentées par les élèves franco-ontariens. Ils doivent également s'assurer que les principes pédagogiques élaborés par le directeur de l'enseignement français et les professeurs de l'École normale de l'Université d'Ottawa sont appliqués par les enseignants et les enseignantes. La création du Concours provincial de français en 1938 les amènent à se rencontrer annuellement à l'École normale de l'Université d'Ottawa. À la demande du ministère de l'Éducation de l'Ontario, Robert Gauthier, le directeur de l'Enseignement français, réunit régulièrement les inspecteurs franco-ontariens et les professeurs de l'École normale de l'Université d'Ottawa. Ils discutent des résultats du Concours de français, de l'évolution des structures du système scolaire et des problèmes pédagogiques particuliers touchant les enseignants et les élèves franco-ontariens. Au début des années 1940, l'un des principaux problèmes des écoles franco-ontariennes se situe au niveau des écoles secondaires. En effet, l'Association canadienne-française d'éducation d'Ontario (ACFEO) tente de faire nommer un inspecteur franco-ontarien pour les écoles secondaires. En 1940, le ministre de l'Éducation de l'Ontario, Leo J. Simpson, soutient que la principale difficulté est de trouver une personne possédant les qualités requises pour inspecter non seulement les enseignants franco-ontariens, mais tous les enseignants d'une école secondaire. Cependant, les dirigeants franco-ontariens réussissent à convaincre le ministère de l'Éducation de la nécessité de nommer un inspecteur bilingue pour les écoles secondaires. En janvier 1941, Henri Lemieux devient le premier franco-ontarien à être nommé inspecteur d'écoles secondaires en Ontario. Dès lors, le directeur de l'enseignement français, les inspecteurs franco-ontariens et les professeurs d'école normale sont en mesure d'étudier les problèmes qui affectent les élèves franco-ontariens de l'élémentaire au secondaire. Au début des années 1950, les fonctionnaires franco-ontariens du ministère de l'Éducation font face à de nombreux défis. Par exemple, à l'échelle provinciale, l'organisation géographique des territoires d'inspection des écoles élémentaires franco-ontariennes pose des problèmes administratifs. Les fonctionnaires franco-ontariens du ministère de l'Éducation sentent le besoin d'être mieux organisés. En 1952, à la suggestion de Robert Gauthier, le ministère de l'Éducation met sur pied le Comité ministériel des manuels et des programmes d'études pour les écoles bilingues de l'Ontario. Les rencontres plus fréquentes entre les professeurs d'école normale et les inspecteurs de l'Ontario français permettent le développement d'une véritable pédagogie franco-ontarienne. À la suggestion de Benjamin Michaud, surintendant-adjoint au ministère de l'Éducation de l'Ontario, l'Association franco-ontarienne des inspecteurs de l'enseignement et des professeurs d'école normale (AFOIEPEN) est créée en 1959. Pendant les années 1960, l'AFOIEPEN, de concert avec l'ACFEO et l'AEFO, joue un rôle décisif dans les principales revendications scolaires des Franco-Ontariens. Grâce à l'expertise de ses membres, l'AFOIEPEN contribue à la faire reconnaître le principe fondamental que le français doit être la principale langue d'enseignement pour les élèves franco-ontariens de l'élémentaire et du secondaire. En 1969, l'Association des surintendants franco-ontariens succède à l'AFOIEPEN. |
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