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  LA PRÉSENCE FRANÇAISE EN ONTARIO : 1610, PASSEPORT POUR 2010  
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L'ÉDUCATION

Le quotidien des élèves

   Aller à l'école

      Les écoles des villes et villages

         L'évolution des écoles urbaines
         au XXe siècle

 

 

 

 

 

Les avantages des écoles urbaines

Le visage des écoles des villes et villages de l'Ontario français subit de profondes modifications dans les deux premiers tiers du XXe siècle. Dans les années 1910, une école « moderne » comporte de solides murs en brique. Elle est chauffée à la vapeur ou au charbon, les pupitres sont individuels, les tableaux sont en ardoise. Elle a une salle de jeux et un bureau pour les enseignants. Chaque salle de classe a son vestiaire et sa bibliothèque. Il y a une cheminée de ventilation et l'école a des salles de toilettes avec l'eau courante. À partir du milieu des années 1930, le visage des écoles des villes et villages de l'Ontario français change sensiblement. Les édifices des nouvelles écoles franco-ontariennes apparaissent moins austères, plus accueillants. Les nouvelles écoles qui apparaissent après la Deuxième Guerre mondiale sont plus « luxueuses ». Elles comprennent un auditorium, une bibliothèque scolaire et parfois un gymnase. Plusieurs commissions scolaires investissent beaucoup d'argent pour doter leurs écoles de toilettes chimiques. On améliore également la cour de récréation en y ajoutant des balançoires. Dans les écoles mixtes, la cour de récréation est divisée en deux : d'un côté, les filles; de l'autre côté, les garçons. De plus, toutes les écoles offrent le même enseignement. Un cahier d'examens de décembre d'un élève de 4e année en 1945 peut donner une bonne idée de l'enseignement offert dans les écoles élémentaires franco-ontariennes au milieu du XXe siècle. Outre le catéchisme, la lecture française, la lecture anglaise (reading) et le dessin, les connaissances et les aptitudes en arithmétique, écriture, composition française, orthographe anglaise (spelling), grammaire française, composition anglaise et en sciences sociales des élèves sont évaluées.

Les années 1950 sont particulièrement marquées par de grands investissements dans les infrastructures scolaires. La bénédiction et l'inauguration d'une école séparée est un événement célébré en grande pompe, par exemple, lors de l'ouverture de l'école Notre-Dame du perpétuel secours d'Alexandria en 1954. Par ailleurs, les écoles des villes et des villages offrent plusieurs avantages éducatifs. Introduite à la fin des années 1930, la Semaine de l'éducation permet aux écoles de montrer les progrès de leurs élèves à la communauté locale. À cette époque, de grands efforts sont déployés pour garder les élèves plus longtemps à l'école. À partir de la fin des années 1920 surtout, les commissions d'écoles séparées des villes et villages de l'Ontario français vont commencer à rattacher des « 5e Cours » (9e et 10e années) à leurs écoles. Cette manoeuvre permet aux élèves d'entamer des études secondaires au sein d'écoles catholiques. Dans les écoles séparées qui offrent ces deux années du cours secondaire, on dispose habituellement de laboratoires de chimie et on offre des cours d'hygiène ainsi que des classes d'art ménager pour les filles. Les écoles des villes ont davantage les moyens pour offrir une gamme plus complète d'équipements. Elles ont également plus de facilité à organiser des chorales. De plus, la plupart des écoles séparées urbaines organisent de nombreuses activités parascolaires. Par exemple, durant les années 1940, elles ont leurs « croisés », un ordre religieux pour enfants issu du mouvement de l'Action catholique permettant aux enfants de participer activement à des manifestations religieuses dans leur paroisse.

Les écoles des villes et villages

 

 

 

 
 
   
                 
       
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Dernières modifications : 2004.03.01

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Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2004