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La
colonisation du |
Hearst dans l'Ontario français À Hearst, l'absence de grande compagnie papetière laisse place à l'émergence de nombreux petits entrepreneurs francophones. Plusieurs familles mettent sur pied des entreprises d'exploitation forestière. Après plusieurs décennies d'accumulation de capitaux dans la production du bois de pulpe et surtout du bois de sciage, ces entreprises familiales sont en mesure de se tourner vers d'autres débouchés (contre-plaqué, bois pressé). Hearst devient d'ailleurs un centre francophone important. Siège du diocèse de Hearst, la ville accueille en 1953 un collège classique, une institution qui assume depuis 50 ans maintenant un rôle déterminant en éducation. L'institution, par ses nombreux diplômés, a permis à la population francophone de cette communauté du Nord de l'Ontario de se donner de solides cadres sociaux. De 1941 à 1981, la proportion de la population de Hearst qui est d'origine francophone passe de 56,2 % à 84,7 % (559 habitants sur 995 en 1931, 3 675 habitants sur 5 533 en 1981). Vivre aussi loin a donné à la francophonie nord-ontarienne une identité propre. Elle s'exprime de plusieurs façons et dans plusieurs domaines, de l'expérience économique de la coopération (caisses populaires et coopératives) aux relations avec les organisations franco-ontariennes en passant par la vie culturelle. Le Nord est une réalité avec laquelle il faut composer. On voit poindre partout la mentalité particulière de la population francophone du Nord ontarien, dont la détermination, la persévérance, le courage, l'affirmation et la franchise sont des caractéristiques reconnues. Hearst, avec sa population française fortement majoritaire ayant de solides assises socio-économiques, est un phare important de la francophonie nord-ontarienne. |
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