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Cochrane - Kapuskasing - Hearst La construction du chemin de fer National Transcontinental devant relier Moncton à Winnipeg, entreprise en 1906, se fait en divers tronçons terminés à des dates différentes. En 1915, la liaison est établie entre Québec et Winnipeg, en passant par Hearst, Kapuskasing et Cochrane. Des équipes importantes s'affairent à réparer et entretenir plusieurs tronçons construits trop rapidement. Cette activité ferroviaire explique la croissance de Cochrane entre 1911 et 1931. L'ouverture de cette région vise à stimuler le développement agricole de la grande zone argileuse (Clay Belt) qui s'étend au Nord du Québec et de l'Ontario. Outre les terres, qu'on prétend fertiles, la région regorge de forêts dont on veut stimuler l'exploitation. Les missionnaires oblats accompagnent les pionniers dans leur conquête de ce nouveau territoire, comme le père Joseph-Étienne Guinard qui ouvre dans la région de Hearst, Kapuskasing et Moonbeam en 1918. La colonisation du Nord de l'Ontario progresse lentement mais les Canadiens français sont déjà nombreux parmi les pionniers. La vie est rude dans le Nord. Les incendies dévastateurs qui frappent la région de Cochrane et de Timmins en 1911 et en 1916 n'arrangent en rien la situation des familles pionnières. En pleine crise des années 1930, la réorganisation du réseau ferroviaire détourne une bonne partie du trafic vers le Sud à partir de Longlac et fait perdre de son importance à la partie Est du chemin de fer. La population de Cochrane décroît de 1931 à 1941. Mais l'une des réponses des dirigeants et de la population du pays aux difficultés causées par la crise économique est la colonisation ou le « retour à la terre ». Au Canada français, le désir d'échapper à la misère se double d'une mission, du moins dans l'esprit des élites, celle de peupler le Nord du pays de Canadiens français catholiques jusqu'à Saint-Boniface et Winnipeg, patrie de Louis Riel. Sans doute attirés davantage par les possibilités économiques du Nord ontarien que par ce discours, un bon nombre de Canadiens français en provenance du Québec (Abitibi, Beauce, Bas-Saint-Laurent/Gaspésie, Montréal et Québec), mais aussi des autres régions de l'Ontario, répondent à l'appel et s'installent dans les régions de Cochrane, Kapuskasing et Hearst. Le mouvement de colonisation s'étire jusqu'aux années 1940 et 1950. Munis d'une lettre de recommandation du curé de leur paroisse ou d'un missionnaire-colonisateur, certifiant qu'ils ont bien l'intention de s'établir dans les zones de colonisation, les aspirants-colons peuvent obtenir du Canadien National (anciennement le National Transcontinental) un billet de transport à prix réduit pour eux-mêmes et leur famille.
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