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Depuis le milieu du XIXe siècle, la navigation n'est plus le seul moyen de transport efficace. Le développement du réseau ferroviaire lui fournit un concurrent, mais permet surtout l'ouverture de nouvelles régions à la colonisation et au développement. Il prend le relais de la navigation et prolonge les voies de pénétration du territoire. Le chemin de fer est, de loin, le moyen de transport qui a le plus d'incidence sur le peuplement de l'Ontario français. Les premiers chemins de fer en Ontario sont construits dans le Sud. Le tout premier est un chemin de portage long de 16 kilomètres, qui permet de contourner les chutes Niagara : Erie and Ontario Railroad. Il est ouvert en 1839, mais ses wagons sont tirés par des chevaux jusqu'à ce qu'une locomotive vienne les remplacer en 1854. Les années 1850 voient plusieurs liaisons ferroviaires s'établir dans la péninsule ontarienne : Toronto-Collingwood (baie Georgienne); Niagara-Hamilton-London-Windsor; Hamilton-Toronto; Sarnia-London-Toronto-Montréal. Le gouvernement du Canada crée un fonds de prêts aux municipalités pour financer le développement de chemins de fer. Une foule de petits tronçons surgissent ici et là donnant au réseau un aspect assez chaotique. La fièvre ferroviaire atteint l'Est ontarien dès l'annonce de cette mesure en 1854. En 1855, le Saint-Laurent et Ottawa sont reliés par un chemin de fer qui traverse cette région. La colonisation s'intensifie et l'Est devient rapidement l'un des foyers principaux de l'Ontario français. Le chemin de fer favorise l'arrivée de nouveaux colons et la mise en valeur des terres, facilite leur accessibilité, réduit les frais de transport et améliore les communications. On continue d'y aménager des voies ferroviaires jusqu'au début du XXe siècle. L'entretien et le fonctionnement du chemin de fer occupe également bon nombre de Canadiens français. Dans tout l'Outaouais, d'un côté comme de l'autre de la rivière des Outaouais, on construit de nombreux chemins de fer pour répondre aux besoins du commerce du bois. Dans le but de drainer également vers ses usines d'Ottawa le bois de la baie Georgienne, l'entrepreneur John Booth fait relier Ottawa à Parry Sound, par le Canada Atlantic Railway en 1896. |
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