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L’exploration des Pays d’en haut Le Régime français : 1610-1763 |
Les deux explorateurs, ainsi que leurs compagnons autochtones doivent effectuer rapidement le trajet de Trois-Rivières au lac Nipissing, par la rivière des Outaouais. Les Iroquois, qui les attaquent en cours de route, sont à leurs trousses. Du lac Nipissing jusqu'à Sault-Sainte-Marie, en passant par la rivière des Français et le lac Huron (North Channel), les voyageurs peuvent prendre le temps de chasser, pêcher et faire la cueillette des fruits, ayant réussi à distancer l'ennemi. De Sault-Sainte-Marie, la direction sud et sud-ouest est ensuite empruntée (rive Sud du lac Supérieur). Les Français reprennent ainsi contact avec leurs alliés autochtones réfugiés en territoire Sioux pour échapper à la menace iroquoise. Des Groseilliers et Radisson passent ensuite, au printemps 1660, six semaines chez les Sioux, jusque-là à peu près inconnus des Blancs. La traversée du lac Supérieur conduit ensuite les voyageurs sur la rive Nord de cette « mer intérieure » et les place en contact avec les Cris. Le récit de leur voyage, écrit par Radisson en 1667, intercale à cet endroit un voyage à la baie d'Hudson par la rivière Albany. Malgré le grand intérêt que suscitent les témoignages de Pierre-Esprit Radisson, on croit généralement que cette partie de son récit relève de la fabulation, une mise en scène destinée à impressionner les Anglais pour les convaincre de fournir les fonds nécessaires à une « nouvelle » expédition vers la baie d'Hudson. Les deux explorateurs s'embarquent finalement pour un retour vers Montréal par la route de l'Outaouais, après avoir recueilli auprès des Cris des témoignages importants sur les territoires situés à l'Ouest du lac Supérieur. |
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